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Né en 1953 à Saïda, Algérie.
Jean-Michel Alberola tente de lier la peinture, l’écriture et la parole : « Le peuple écrit sur les murs et les artistes ennuient le peuple [...]. Pourtant les artistes voudraient encore être des guides et montrer les chemins de traverse afin de ne jamais cesser d’être en éveil, d’être subversifs.1 »
Il enseigne aux Beaux-Arts de Paris depuis 1991.

Née en 1986 à Ottawa, Canada, elle vit et travaille dans la Drôme.
Diplômée des Beaux-Arts de Paris, Gabrielle explore la relation qu’entre- tiennent la sculpture et le dessin avec l’espace dans lequel ils se déploient. Souvent, ses sculptures sont à manipuler, pour laisser derrière elles un récit.

Devenir,
se transformer,
passer d'un état à un autre,

changer avec intention,

changer avec un projet,
se métamorphoser,

grandir, vieillir, mourir, se diriger,
venir, aller, d'un départ à une arrivée, s'accomplir,
construire, changer d'état, passer,
devenir :

c'est le projet d'une trace, c'est un passage, être au temps,
être dans l'avenir,
changer dans le présent,
quitter le passé...

Né en 1988 et diplômé des Beaux-Arts de Rennes, Jonas vit et travaille en itinérance.
Sa démarche, proche du performatif, implique l’immersion du corps dans un environnement, l’expérience du temps, la mise en valeur d’une présence au monde. Son travail définit des formes hybrides, qui répondent à des modali- tés spécifiques d’apparition de l’image ou du langage.

Expérience, doute, devenir éphémère, potentiel, croire que tout peut arriver ; progression, disparition, une période où tout peut jouer, disparition écologique et technologique, soit la techno peut nous perdre ou nous tuer, barrière écologique, ambivalence de notre actualité.

 Né à Marmande en 1983, décédé le 13 novembre 2015.

Alban Denuit suit l’enseignement de Giueseppe Penone au sein l’École Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Paris. Il mène également un cursus au sein de l’Université Bordeaux Montaigne, ce qui le conduira à soutenir une thèse de doctorat intitulée Du canon artistique à la norme industrielle, une forme sculpturale au cœur du quotidien.

Si devenir signifie commencer a être ce qu’on n’était pas, passer d’une situation, d’un état à un autre, pour moi fait sens cette idée de mouvement, de renouvellement constant.

Mais aussi de moment entropique, nous commençons à être ce que nous ne sommes pas et nous ne serons plus ce que nous étions. Nous décidons donc de faire une pause "arrêt", lors de cette exposition, afin d'en montrer certains moments, ou "étapes" vers quoi nous allons. Car "venir" c'est aussi "via" et c'est être sur la voie.

Il y a une très forte idée photographique ou bien des moments photogéniques qui me rappelle autant le Land Art que Robert Morris.

Dans mon travail, je le perçois comme une forme évoluant par la destruction. Grâce à l'inertie, le feu vient se coller contre les parois du bois pour se chauffer - se faire vivre - et prendre sa forme.

Pour une pièce à quatre mains je la vois plus comme un moment immobile - entropique- ou l'action s'arrête ?

Née à Paris en 1987, diplômée des Beaux-Arts de Paris, vit et travaille à Lille. L’habitation est une question fondamentale de la condition de l’homme, il doit bâtir le monde dans lequel il vit. Être, c’est habiter le monde. Cet espace créé est, en définitif, une tentative de bâtir un non-espace, sorte d’hétérotopie au sens foucaldien, où le lieu permet de produire des projections mentales.

Né en 1986.Vit et travaille à Pont-de-Barret dans la Drôme.
Jules Guissart entretien à travers ses sculptures une relation très concrète avec la matière. Il agit sur celle-ci de manière directe et frontale en choisissant un geste élémentaire et juste pour révéler sa nature intrinsèque. Son geste est sensuel et incisif et fait le lien entre une expérience sensible perçue par le corps et une existence impalpable et invisible d’une masse.

Préparation, vivre au présent, s’émanciper dans sa discipline ou dans son idéal d’avenir, volonté d’évoluer pour quelque chose de futur, une préparation ou une recherche de succès ou de réussite. Cela peut devenir malgré soi.

Ce qui va advenir maintenant de plus tard, dès demain cette notion peut changer.
Le devenir change aussi.
La question du contrôle, de l’implication là-dedans, pas de fin en soi ou de vérité en soi, progrès ou mal ?
Devenir grain de sable, devenir chien d’aveugle (Alberola).
Tous les devenirs possibles.

Né à Paris en 1987 et diplômé des Beaux-Arts de Paris, il vit entre Paris et l’Yonne.
À travers la contemplation et l’étude de la nature, Kealan cherche et expérimente, tel un laborantin. Il élabore, grâce à un travail de cueillette d’objets élus par l’oeil et la main, des collections d’objets qui appartiennent à différents règnes : végétal, minéral, ou humain. En les classant en ensembles, il articule ces éléments dans un vocabulaire affectif proche de la poésie.

Né à Paris en 1985 et diplômé des Beaux-Arts de Paris.
Charles-Henry crée un univers, un micro-système avec des personnages miniatures tels Bosch ou Bruegel. Pour comprendre l’inventivité de son travail, il faut contempler à la loupe ces scènes théâtrales. C’est avec une folie légère et un travail d’orfèvre que Charles-Henry nous offre à voir ses dessins.

Changement vers un but fixé ou un but flou ? Le parallèle entre advenir et devenir, entre l’extérieur et l’intérieur : ce que ça fait changer, les jalons, l’expérience, destruction, conquête, la vision de l’avenir ou de ce vers quoi on tend, est-ce qu’on en a une vision ? Quel est le degré de vision ? Comment cela nous aide-t-il à devenir ou pas ? Le flou ? Comment nourrir le devenir, en en ayant conscience ou pas ? Quel contrôle ?

Le devenir intérieur et le devenir extérieur : avoir ou être ?
On vit au présent mais le présent n’existe pas. L’impermanence temporelle.

Devenir est flou, comme les buts qu’on se donne. Qu’est-ce que le succès ? A quel moment peut-on dire qu’on est devenu quelque chose ?

Plein de possibilités dans le devenir, plein de possibilités mais aussi plein d’aléatoires.

Pour la vie, c’est la mort. Idée de direction, de choix fixé a priori ou apostériori .

Devenir = vouloir être.

Né en 1988, il est diplômé des Beaux-Arts de Paris.
Raphaël Tiberghien explore les lisières entre le langage et les formes plas- tiques, en utilisant notamment la sculpture, l’édition et l’installation sonore.

Passage d’un état un autre, progrès, régression, évolution, transformation. Une définition ne fait jamais que le tour d’elle- même.

Évolution, transformation, condition nécessaire de toute chose. 

Créer une idée, évolution du langage, notion de subjectivité.

Il faut pour la pensée définir un point de départ et un point d’arrivée.

Berkley : être, c'est être perçu.

Moment figé.

Que des options du devenir.

Rencontre entre le passé et le futur, le cœur de la balance, un point central, dans mon travail : introduit par une pièce, devenir est un moment, est un amalgame.

Que des options mathématiques : coordonnées, vie. X, Y Z.

Sa recherche = 0. Le début de toutes ses formes. Un point zéro est fait de milliers d’options et l’on va en choisir une. Faire le choix pour passer par ses milieux d’options.

Le moment où l’on choisit et le moment où cela va arriver.

Image de zéro : avec 300 fils, 1 fait de milliers.

Née en 1982 à Montpellier, diplômée des Beaux-Arts de Paris, elle vit et travaille entre les États-Unis, le Pérou et la France.
« Natalia Villanueva fait de tous les moments de sa vie un instant de création. Rien n’échappe à sa capacité métamorphique, à son intention d’instiller la poésie dans les situations ordinaires de l’existence2 ».

2. Jean de Loisy, Le vent d’aprés, Catalogue de l’exposition des diplômés 2010 de l’ENSBA avec les félicitations du jury, Beaux-arts de Paris les éditions, Paris, 2011.

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